Nouvelles Technologies et Hôtellerie

L'actualité du marketing digital et des technologies dans l'hôtellerie

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reBorn: la boutique ebay du mobilier d’occasion des hôtels Accor

reBorn: la boutique ebay du mobilier doccasion des hôtels Accor

Chez Accor Hotels, rien ne se perd, tout se revend. La nouvelle boutique en ligne “reBorn” propose les meubles d’occasion des hôtels du groupe Accor, classé par marque (pour le moment Pullman et Sofitel) et par type (Mobilier intérieur et Accessoires décoration).

reBorn: la boutique ebay du mobilier doccasion des hôtels AccorAprès la vente en ligne des produits de la chambre Novotel sur le site de la marque Novotel store, le groupe Accor inaugure sa boutique en ligne de meubles d’occasion sur eBay.fr. Sur celle-ci, Accor propose à la vente le mobilier d’occasion de ses hôtels. Tables de chevet style Louis XVI, lustres en bronze, bergères années quatre-vingt, meubles pour minibar et même coffres-forts, soit près de 2 500 pièces en bon état, seront progressivement proposées à la vente. “Des produits de qualité, en bon état, à prix attractifs, sélectionnés spécialement pour vous par nos experts. Et vous découvrirez un nouveau plaisir, celui d’accéder chez vous au confort des plus grands hôtels. En offrant une nouvelle vie à notre mobilier, vous contribuez à notre engagement en faveur du durable.”

“La boutique sera régulièrement approvisionnée tout au long de l’année, au fil des rénovations des hôtels du groupe Accor, précise l’opérateur hôtelier dans un communiqué. Le projet ReBorn est né de la volonté du groupe de proposer à ses hôteliers une solution résolument efficace et inédite pour gérer le mobilier à remplacer suite aux rénovations.”

Source : www.ecommercemag.fr

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Open, un outil de pilotage environnemental pour les hôtels Accor

D’une hôtellerie plus responsable, il en a déjà été question sur Cleantech Republic : hôtel Grée des Landes à La Gacilly (Morbihan), Le Coq Gadby à Rennes (Ille-et-Vilaine) ou La Pérouse à Nantes (Pays de la Loire). Des initiatives locales qui témoignent d’une tendance de fond partagée par les géants du secteur. Et notamment le groupe français Accor – plus de 4000 hôtels à travers le monde – qui s’est doté en 2005 d’un outil de pilotage environnemental accessible sur son intranet. Répondant au doux nom d’Open, ce logiciel permet aux directeurs d’hôtels de suivre et donc d’optimiser les postes de consommation de leurs établissements. Il représente également un indicateur précieux de l’évolution de l’empreinte environnementale globale du groupe. « Cet outil de pilotage est né au départ de la contrainte réglementaire. Il a été conçu pour être très simple. Il doit prendre en compte tous les paramètres sur lesquels les établissements peuvent agir » explique Patricia Cortijo, Directrice Environnement d’Accor.

Cinq cibles de performance

Dans cette quête de progrès concrets, Open propose aux hôtels d’évaluer leurs performances vertes à travers cinq grandes rubriques. Esprit maison oblige, la première d’entre elles recense le nombre d’actions de la charte environnementale Accor validées par l’établissement. Plus cruciales, les deux catégories suivantes sont consacrées aux consommations d’eau et d’énergie, véritables gouffres économiques et écologiques dans le secteur de l’hôtellerie. Avec un délicat compromis à trouver entre efficacité énergétique et confort du client. « Le meilleur exemple c’est l’éclairage des couloirs. Il y a actuellement des discussions en interne sur la mise en place de systèmes de détection de présence. Mais notre premier souci, c’est que le client ne se retrouve jamais dans le noir. Nous n’avons pas encore cette garantie avec les outils actuels » note Patricia Cortijo. Les fabricants de luminaires « intelligents » apprécieront.

Les déchets, nouvel enjeu de l’hôtellerie verte

Dans une logique de groupe, l’outil Open assure également le suivi du programme-maison « Plant for the Planet ». Initiée par Accor, cette opération vise à financer des projets mondiaux de reforestation grâce aux économies de blanchisserie réalisées dans les hôtels. Moins laver les peignoires pour sauver la forêt, voilà assurément un bon « coup de com’ » auprès du grand public. « Nos clients sont majoritairement des entreprises dont les attentes durables sont simples à objectiver. Pour les particuliers, cet aspect est plus difficile à quantifier mais il va devenir un élément de choix » justifie Patricia Cortijo. En cours d’élaboration, le cinquième et dernier onglet d’Open sera dédié au coût et à la quantité de déchets produits par chaque établissement. En attendant d’intégrer l’impact du transport des pensionnaires  ? « Il y a une dizaines d’années, nous avions équipé certains de nos hôtels en véhicules électriques. C’était surement trop tôt. Nous nous reposons aujourd’hui la question sachant qu’il y a actuellement un fort développement d’hôtels en centre-ville. » Avec des voitures propres dans ses tableaux, le « pilotage » environnemental porterait alors magnifiquement bien son nom.

Open, un outil de pilotage environnemental pour les hôtels Accor

Objectifs environnementaux Accor (2006-2010)

Réduire de 10% la consommation d’énergie par chambre construite sur les hôtels gérés en filiale
Réduire de 10% la consommation d’eau par chambre louée sur les hôtels gérés en filiale

Résultats à la fin 2009

- 7,8% sur la consommation d’énergie par chambre disponible entre 2006 et 2009
- 4% sur la consommation d’eau par chambre louée entre 2006 et 2009

Accor en bref

Création : 1967
Siège social : Courcouronnes (France)
Collaborateurs : environ 150 000
Chiffre d’affaires opérationnel 2009 : 7 065 millions d’euros
Hôtels : 4111
Chambres :  492 675
Implantations: 90 pays
Marques : Sofitel, Pullman, MGallery, Novotel, Mercure, Suitehotel, Ibis, All seasons, Etap Hotel, Formule 1 et Motel 6

par Baptiste Roux Dit Riche
Source :
Cleantech Republic

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20% des vacanciers français se soucient de l’environnement

Dans le cadre de son baromètre annuel (réalisé par le cabinet Raffour Interactif), Opodo a posé la question suivante aux Français partis en vacances en 2008 : “Le réchauffement climatique de la planète vous incite-t-il (ou non) à organiser vos vacances de façon à limiter l’émission de gaz à effet de serre ?”. En comparant les données entre 2008 et 2007, on constate que la proportion de Français partis qui ne s’en préoccupent pas a augmenté de 4 points en 2008 à 80% de “Non”, contre 76% en 2007.
La prise en compte effective du réchauffement climatique dans l’organisation des vacances demeure donc limitée. Effet probable de la crise, si cette prise de conscience environnementale est présente, le passage à l’acte est freiné par le pouvoir d’achat.
Parmi les Français partis qui se disent sensibles au problème du réchauffement climatique (soit 20% de ceux partis en 2008), les actions concrètes qu’ils sont prêts à mettre en œuvre en 2009 dans le cadre de leurs séjours de loisirs et ce, par ordre de préférence, sont les suivantes : choisir, lorsque cela est possible, le mode de transport le moins polluant ; réserver un hébergement en privilégiant les hôtels, résidences, gîtes, campings qui respectent des normes environnementales ; partir moins souvent ; verser, pour chacun de leurs trajets de tourisme, une compensation financière carbone. Mais ces tendances pourraient s’accentuer, car 23% des Français partis qui, à date, ne cherchent pas à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, pensent le faire à l’avenir.

Source : e-marketing.fr


20% des vacanciers français se soucient de lenvironnement

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Comment allier l’hôtellerie et l’écologie de façon pragmatique…

Entretien avec Gilles Cibert, Directeur de l’Hôtel La Pérouse à Nantes.

L’Hôtel La Pérouse a été construit en 1993. Il n’était alors pas encore question d’éco-construction. Comment y intégrer mes convictions environnementales, alors que cet hôtel n’avait pas été bâti dans ce but, même si sa conception récente lui offrait, par exemple, le confort du double vitrage dans chaque chambre ? Il était urgent de prendre quelques mesures qui allieraient nos deux principales problématiques, l’optimisation des coûts et la conscience écologique : coupure automatique de l’électricité dans une chambre inoccupée, arrêt du chauffage à l’ouverture d’une fenêtre, installation de mousseurs dans les robinets pour affaiblir et contrôler le débit.
A la suite d’une conférence sur le développement durable, pour laquelle j’ai dû me documenter, la conscience écologique dont devait faire preuve une

entreprise en tant qu’acteur de la société, fut une révélation. Mon objectif : montrer l’exemple au sein de mon entreprise, en apportant la preuve que nous pouvions tous agir, et qu’un petit rien pouvait faire beaucoup. Ma motivation fut déterminante, elle fut tout d’abord économique et éthique, et par la suite, l’idée de se différencier ainsi de la concurrence n’était pas faite pour me déplaire. En effet, cerise sur le gâteau, un établissement prenant en compte les problématiques du développement durable se voit octroyer une image plus engagée, plus militante, et somme toute plus sympathique.

Un hôtel cobaye pour la société Evea

Ayant l’intime conviction que l’on court irrémédiablement vers le chemin de l’écologie, la démographie explosant, le coût des matières premières également, ma démarche ne fut qu’une légère anticipation.

Découvrant les différents labels qui pourraient m’aider à atteindre mon but, j’ai d’abord visé celui de « la clé verte », puis l’éco-label, plus pointilleux et contraignant, mais également à notre portée. Au tout début de cette course aux labels, comme le fruit du hasard, la société Evea qui cherchait un hôtel cobaye pour tester son outil d’évaluation environnementale, a pris contact avec nous. Peu de temps après, Evea calculait notre empreinte écologique (gestion et quantité de nos déchets, consommation d’énergie et d’eau,…) grâce à la méthode « MALICE ».

Le résultat de l’étude nous a donné une bonne vision et surtout des clés pour obtenir l’éco-label. Par la suite, nous avons formé le personnel salarié, en leur proposant un partenariat, plus qu’une liste de contraintes. Ils se sont volontiers prêtés à l’exercice et de ce fait, se sont impliqués dans les changements relatifs à l’obtention de l’éco-label. Les séances de brainstorming leur ont permis de donner leur point de vue et d’exprimer leurs idées. Pour que l’implication soit totale et surtout concrète, nous avons décidé de faire gagnant-gagnant sur les économies réalisées (grâce à la suppression des portions individuelles, meilleurs dosages des produits d’entretien, baisse de la consommation d’énergie, etc.). Les gains seront divisés en deux, une moitié pour l’entreprise, l’autre pour les salariés. La « prime développement durable » est née.

Comment allier l’hôtellerie et l’écologie de façon pragmatique…

Une centaine de « mesurettes », sans investissement colossal

Nous avons pris en tout, une centaine de « mesurettes », sans investissement colossal. Nous avons agi avec ce que nous avions à portée de main, et nous avons sophistiqué nos installations. Aujourd’hui, nos clients disposent de magazines invendus du mois précédent, qui auraient probablement fini à la poubelle ; notre buffet du petit déjeuner est fourni en produits locaux de saison, parfois bio ou issus du commerce équitable ; nous avons cessé de nous approvisionner en portions individuelles ; et nous avons ainsi divisé notre production de déchets par deux. Dans les salles de bains, aux petites savonnettes autour des baignoires, nous avons préféré installer des distributeurs de savon liquide fabriqué à Nantes, à base d’eau de source et de produits naturels.

Il est un fait qui commence à être avéré : la société de consommation nous pousse très vite à faire les choses à l’envers. En mettant sur le nez, « les lunettes du développement durable », notre vision a évolué, nous avons repris le droit chemin, celui du bon sens.

Notre engagement est sincère et notre motivation reste intacte, mais nous étions en droit de nous demander de quelle façon ces changements allaient être accueillis par les autres acteurs de notre histoire, les clients. De ce fait, nous n’avons jamais rien imposé à notre clientèle. Nous avons préféré, à un discours moralisateur, les vertus de la pédagogie. L’intégralité de notre démarche, ses tenants et ses aboutissants, est expliquée par des plaquettes dans les chambres ou des panneaux dans les ascenseurs et à la réception. Toujours dans l’optique de laisser le choix à nos clients, s’ils désirent changer leur serviette tous les jours ou obtenir des petites savonnettes individuelles, ils peuvent le demander, nous répondrons à leurs attentes.

La route vers l’hôtellerie verte est inéluctable

Nous ne leur imposons pas non plus de normes en ce qui concerne le chauffage dans les chambres, mais nous leur expliquons que 80% de notre énergie (achetée à EDF) est renouvelable et qu’en baissant le chauffage d’un petit degré, on réalise une belle économie. En privilégiant la communication, nous constatons que la clientèle est plutôt « emballée » par la démarche, c’est en tout cas ce qui ressort de nos questionnaires de satisfaction, dans lesquels nous trouvons régulièrement des petits mots d’encouragement.

Tout n’est évidemment pas parfait, nous sommes en constante recherche d’amélioration. Mais notre engagement n’est pas une façade. D’ailleurs le projet s’intensifie, puisqu’à Nantes, le club des hôteliers, dont je fais partie, est en train de mener une action afin que tous les hôtels de Nantes soient « labélisés vert » d’ici à la fin décembre 2010. Il faut bien dire, que pour l’instant, la démarche relève plus du choix que de l’obligation, mais les normes deviennent de toute façon plus contraignantes chaque année. La route vers l’hôtellerie verte est inéluctable. Alors, autant le faire tout de suite, et sans craintes, puisque l’écologie n’est plus synonyme d’inconfort, pour nous, professionnels de l’hôtellerie. La clientèle d’aujourd’hui ne voit plus la démarche environnementale comme une entrave au standing. Ils deviennent des « consom-acteurs ».

Je reste persuadé que l’écologie est une manière de sortir de la crise, c’est une opportunité pour les entreprises, pour la société, et pour l’humanité. Nous sommes en train de vivre un véritable changement d’âge, comme à l’époque du passage entre le moyen âge et la renaissance. Nous vivons une période charnière qui implique une vraie prise de conscience. Il ne faut pas louper le train.

Propos recueillis par Cécile Castellan

Source : www.cleantechrepublic.com

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Le nouvel hôtel-spa d’Yves Rocher se veut un modèle d’éco-conception

La Bretagne, outre ses crêpes, son cidre et ses bigoudènes, serait sur le point de devenir une région particulièrement accueillante pour y promouvoir une hôtellerie verte. « Le Coq Gadby » à Rennes a été le premier du genre, puis dans son sillage, en plus démesuré, le nouveau complexe hôtelier d’Yves Rocher vient d’ouvrir ses portes en avril dernier. « La Grée des Landes » est entièrement éco-conçu, dans le moindre petit détail. Frôlerait-on la perfection ?

La course aux labels

Situé à La Gacilly dans le Morbihan, entre Rennes et Vannes, l’hôtel-spa bio, dernier né d’Yves Rocher, est en effet bardé de labels et autres certifications, ou en passe de l’être. Tout d’abord, l’Eco-label européen est fièrement arboré. La Grée des Landes vise également les certifications HQE (haute qualité environnementale) et BBC (bâtiment basse consommation) ; son restaurant gastronomique est en attente du label écocert ; le complexe hôtelier se trouve être également un refuge LPO (ligue protectrice des oiseaux), ainsi qu’un « refuge papillon » ; Yves Rocher qui s’est engagé à planter 5 millions d’arbres en trois ans, mettra à profit ses 10 hectares bretons pour remplir une partie de son contrat en partenariat avec « plantons pour la planète »… N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Retrouver l’intégralité de cet article sur Cleantech Republic

par Cécile Castellan | Cleantech Republic | 15.05.09
Le nouvel hôtel spa d’Yves Rocher se veut un modèle d’éco conception